Mycoplasma genitalium PCR

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Mycoplasma genitalium PCR

Intérêt clinique

Mycoplasma genitalium est un agent d’infections sexuellement transmissibles, responsable d’urétrites non gonococciques chez les hommes et impliqué dans les cervicites chez les femmes. Son rôle dans les infections du tractus génital haut féminin commence à être reconnu mais nécessite des études complémentaires. Les conséquences obstétricales (fausses couches et accouchements prématurés) de ces infections sont encore incertaines ; en revanche, des études ont montré l’implication de M. genitalium dans l’infertilité tubaire.

La seule méthode adaptée à la détection de M. genitalium, mycoplasme très ardu à cultiver est l’amplification génique (PCR). Comme tous les mycoplasmes, M. genitalium ne possède pas de paroi et résiste à tous les antibiotiques agissant à ce niveau, dont les pénicillines. Le traitement n’est pas standardisé, mais les macrolides sont recommandés (azithromycine en dose unique). Les tetracyclines sont responsables de nombreux échecs thérapeutiques sans qu’un mécanisme de résistance n’ait été mis en évidence à ce jour.

Les facteurs de risque d’infection par Mycoplasma genitalium sont chez l’homme sont l’âge (jeunes), le nombre de partenaires, et la notion de rapports dans le mois précédent la consultation avec un partenaire traité pour IST. Chez la femme, les facteurs de risque sont l’âge (jeune), le nombre de partenaires, la faible durée de relation de couple stable, la vaginose bactérienne et le faible niveau socio-économique.

Sa prévalence est d’environ 1 à 4% parmi les hommes et 1 à 6.5% parmi les femmes, ce qui est comparable avec la prévalence de Chlamydia trachomatis et Neisseria gonorrhoeae. Elle est majorée parmi les populations présentant des facteurs de risque d’IST.

Son mécanisme de pathogénicité principal est l’adhésion, qui lui permet de se fixer puis de pénétrer dans les cellules de l’épithélium génital.

Valeur cut-off décisionnelle de la technique 

Présence ou absence en PCR.

La présence incite au traitement (Azithromycine 1g en dose unique).

En pratique au laboratoire 

À partir du 03/03/2016, l’envoi à BPR de sperme, urine, liquide coelioscopique, Prélèvements urétraux et génitaux se fera en petits flacons stériles bouchon rouge pour tout ce qui ne nécessite pas d’écouvillon, et sur milieu M4RT pour tout ce qui nécessite un écouvillonnage (PU, PV…).

Coller sur le flacon stérile bouchon rouge l’étiquette sans code à barre Mycoplasma genitalium.

Joindre l’étiquette code à barre dans le sachet d’envoi à BPR.

Ajouter les renseignements cliniques pertinents (PMA…) en commentaire dans le dossier.

 L’acheminement et la conservation se font impérativement à -20°C.
Aucun cycle congélation/décongélation n’est autorisé. 

 

Délai de rendu de résultat 

Délai : 5 jours

Mycoplasma genitalium est donc un pathogène « obligatoire » sexuellement transmissible émergent dont la recherche systématique par biologie moléculaire peut se révéler un réel apport dans la prise en charge de nos patients, à la fois dans une optique de dépistage et traitement des IST, mais également dans le cadre des bilans de fertilité, pour l’homme (prostatite, hypofertilité) comme pour la femme (syndrome inflammatoire pelvien, cervicites, endométrites, hypofertilité).

 

 

« Mycoplasma genitalium, an emerging sexually transmitted pathogen ». C. Cazenave et Al., Médecine et maladies infectieuses 42 (2012) 381-392

 « Mycoplasma genitalium: should we treat and how? » CID, Manhart et Al, 2011 53 supp 3

By | 2016-10-20T08:05:50+00:00 mars 2nd, 2016|Médecine, Nouveautés, prévention|0 Comments

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